Gutenberg est l’éditeur de contenu intégré à WordPress depuis la version 5.0. Il remplace l’ancien éditeur classique et fonctionne par blocs : chaque paragraphe, image ou titre est un élément que l’on déplace et configure indépendamment.
Après plusieurs années d’usage quotidien, voici ce qu’il apporte réellement, ce qui continue d’agacer, et quoi faire si vous ne voulez pas de lui.

Le principe des blocs
Chaque élément de contenu est un bloc autonome : paragraphe, titre, image, liste, tableau, bouton, colonne. Vous les empilez, les réorganisez par glisser-déposer, et chacun dispose de ses propres réglages.
L’intérêt principal est de ne plus dépendre du code HTML pour obtenir une mise en page correcte. Là où l’ancien éditeur imposait de passer en mode texte pour deux colonnes ou un encadré, Gutenberg le fait en quelques clics.
Les blocs réutilisables, appelés compositions, sont la fonction la plus sous-employée : un encadré de contact ou un tableau tarifaire créé une fois se réutilise partout, et se met à jour partout d’un coup.
Ce qu’il apporte pour le référencement
Gutenberg n’améliore pas le positionnement en lui-même, mais il facilite trois choses qui comptent :
- La hiérarchie des titres est visible et modifiable bloc par bloc. Il devient difficile d’empiler trois H1 par inadvertance, ce qui arrivait couramment avant.
- Les attributs alt des images se renseignent directement dans le bloc, sans passer par la médiathèque. Ils sont donc davantage remplis.
- Le code produit est plus propre que celui de la plupart des constructeurs de pages tiers, qui génèrent des couches de balises imbriquées.
Ce dernier point mérite d’être souligné : à mise en page équivalente, une page construite avec Gutenberg est nettement plus légère qu’une page construite avec un constructeur commercial. Cela se ressent sur le temps de chargement.
Ce qui continue de poser problème
Soyons honnête, l’éditeur n’a pas que des qualités.
La prise en main déroute. Les réglages sont répartis entre une barre flottante, un panneau latéral et parfois un menu à trois points. On cherche.
Le contenu ancien reste dans un bloc classique. Vos anciens articles s’ouvrent dans un bloc unique non converti. La conversion est possible mais manuelle, et sur cent articles personne ne la fait.
Les blocs proposés par les extensions s’accumulent. Chaque plugin ajoute les siens, et la liste devient vite illisible.
L’édition sur petit écran reste inconfortable, malgré les améliorations successives.
Si vous n’en voulez pas
Deux options existent, et elles sont légitimes.
L’extension officielle Classic Editor restaure l’ancien éditeur. Elle reste massivement installée et sa prise en charge a été prolongée à plusieurs reprises, mais construire sur elle revient à parier contre le sens de l’histoire.
Un constructeur de pages tiers, comme celui intégré à certains thèmes commerciaux, offre davantage de liberté de mise en page. Le prix à payer est un code plus lourd et une dépendance forte : changer de constructeur suppose de reprendre chaque page à la main.
Si vous voulez tester la dernière version en développement avant qu’elle n’arrive dans WordPress, l’extension Gutenberg reste disponible au téléchargement. Réservez-la à un environnement de test, jamais à un site en production.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que Gutenberg sur WordPress ?
L’éditeur de contenu intégré à WordPress depuis la version 5.0. Il fonctionne par blocs indépendants que l’on empile et configure, à la place de l’ancien éditeur en un seul champ.
Peut-on revenir à l’ancien éditeur WordPress ?
Oui, avec l’extension officielle Classic Editor. Sa prise en charge a été prolongée plusieurs fois, mais elle reste une solution transitoire.
Gutenberg est-il bon pour le SEO ?
Indirectement. Il ne fait pas monter les positions, mais il facilite une hiérarchie de titres correcte, le remplissage des attributs alt et produit un code plus léger que la plupart des constructeurs tiers.
Gutenberg ou un constructeur de pages ?
Gutenberg pour un site vitrine ou un blog, avec un code plus léger et aucune dépendance. Un constructeur pour des mises en page très travaillées, en acceptant la dépendance.
Comment convertir un ancien article en blocs ?
En ouvrant l’article et en utilisant l’option de conversion du bloc classique. L’opération est manuelle, article par article, et ne se justifie que sur les contenus que vous retravaillez.
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